L'état féodal des descendants du légendaire Árpád
Dès lors, commence le processus de sédentarisation qui transforme ces nomades guerriers en agriculteurs. Géza, le petit-fils d'Árpád choisit d'intégrer l'Église d'Occident pour construire les bases d'un état stable. Il fait baptiser toute sa famille dont son fils Vajk devenu Étienne qui, engage son pays dans une énergique politique de conversion, après s'être fait couronné roi d'un royaume reconnu par le Pape. De sa résidence de Esztergom, Étienne 1er pose les fondements d'un état féodal où les nobles possèdent de vastes domaines. Le pays divisé en évêchés et en « comitats » (comtés) dont le gouvernement se tient dans les forteresses. Malgré la cruauté dont il doit user pour vaincre les chefs hostiles à la conversion, le roi fondateur sera canonisé après sa mort sous le nom de Saint Étienne (Szent István).
Ladislas 1er triomphe des Coumans
Vers l'an 1000, c'est à partir de Székesfehérvár où se réunit la diète que ses successeurs affermissent le pouvoir central. Ils continuent une politique d'alliance et de conquête territoriale. Ladislas 1er triomphe des Coumans, peuple de nomades turcs, en Transylvanie ( la région centrale de l'actuelle Roumanie), prend pied en Croatie, en Dalmatie puis en Bosnie. Mais, exception faite du règne sage de Béla III, (1172-1196), la Hongrie connaît ensuite un période où le pouvoir du roi est affaibli, par la « bulle d'Or », charte lourde de conséquences, signée par le roi André II et qui donne à l'aristocratie le droit de s'opposer aux décisions royales. Béla IV, hérite d'une situation proche de l'anarchie et malgré le soutien de 40 000 cavaliers païens coumans ne peut contenir l'invasion des Tatars. Conduits par les Mongols du petit-fils de Gengis Khan, Batu Khan, ceux-ci envahissent les territoires de la Hongrie entre 1241 et 1242. Ils déciment la noblesse, tuent et asservissent la population, brûlent les bourgs et les villes dont Esztergom - seules sont épargnées les places fortes comme Pannonhalma, et Székesfehérvár, que protègent des marécages, avant de repartir précipitamment vers l'est à la mort de leur chef, le problème de la succession les y contraignant.
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