 |
| Là,
après les quelque 160 km longeant la frontière slovaque,
son cours s’infléchit légèrement vers
le nord, intercepté par les collines de Gerecse.
Puis, sous la bénédiction que semble lui adresser
de sa silhouette haut perchée l’imposante basilique
d’Esztergom, il s’engage dans l’étroit
passage concédé par les monts Pilis et
Börzsöny.
C’est entre leurs escarpements abrupts, aux pieds des remparts
de l’ancien château de
Visegrád , que
son cours est brusquement dévié pour bifurquer à
angle droit vers le sud, en formant deux bras qui enserrent l’île
romantique de Szentendre. Large de 3 km, longue d’environ
30 km, celle-ci offre de belles plages, un lieu de résidence
privilégié pour les hongrois et de nombreux
vestiges datant de l’Empire romain. À partir
de là, le Danube va conserver le même cap pour plonger
à travers les terres alluviales de la Grande plaine hongroise,
et continuer son voyage en d’autres pays. |
|
 |
| Non
sans avoir, auparavant, servi de somptueux miroir à la beauté
de Budapest.
Sous les Romains, le Danube dessinait les limites au nord de l’Empire,
ainsi qu’en témoignent les vestiges des camps de Vindobona
à Vienne, de Singidinum à Belgrade et d’Aquincum
à Budapest. Voie commerciale entre l’Est et l’Ouest,
au Moyen Âge, puis après le départ des Turcs,
sous les Habsbourg - pour lesquels la Hongrie était un formidable
grenier agricole -, son lit peu profond reste aujourd’hui
limité à des bateaux de faible tonnage. Ouvert à
la navigation de plaisance, le « Coude du Danube »,
la partie la plus spectaculaire du fleuve hongrois, se prête
à d’inoubliables excursions à
bord des paquebots et hydroglisseurs que de nombreuses compagnies
de navigation affrètent au départ de Budapest. |
|

|