Les rives du Danube et la colline du Château (Várhegy)

 

 

Ces 2 sites protégés figurent sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité : les seuls, se trouvant au bord d’un fleuve, avec les rives de la Seine à Paris, à être ainsi distingués par l’Unesco.
L’ampleur majestueuse du fleuve qui atteint jusqu’à 600 m de large, l’élégance architecturale des nombreux bâtiments qui s’y reflètent, le cadre de verdure que dessine la colline, l’alignement des 9 ponts enjambant le Danube, l’ensemble constitue un spectacle si captivant que l’on comprend pourquoi Budapest est aussi appelée « La Perle du Danube ».


Le Palais Royal (Vár palota)

Reconstruit sur les fondations du château édifié au 14e S., le palais actuel reflète dans la variété des styles architecturaux l’histoire mouvementée de Budapest. Il abrite 3 musées dont le Musée d’Histoire de Budapest qui outre l’intérêt des collections présentées, vous invite à découvrir la salle Renaissance et la salle gothique pour une plongée dans la vie quotidienne au temps des rois fondateurs.





Le Pont des Chaînes (Lánchid)


Achevé en 1848, détruit en 1945 puis reconstruit à l’identique, il porte aussi le nom d’István Széchenyi, qui en dessina les plans et en finança la construction. Premier pont reliant les deux rives de la
ville, long de 380 m, il inaugura la croissance économique de Pest et sa réunification avec Buda pour donner naissance, en 1873, à Budapest dont il est l’un des symboles.


L’Eglise Mathias
(Mátyás templom)

Bien que construite entre 1255 et 1269 et baptisée église Notre-Dame-de
l’Assomption, la tradition lui a donné le nom du roi Mathias Corvin qui y fit célébrer ses 2 mariages, et entreprit de l’agrandir entre 1458 et 1470.
Parmi ses nombreux trésors, reliquaires et vêtements sacerdotaux, elle abrite précieusement une curiosité historique : un morceau du voile de mariée de l’Impératrice Élisabeth, ou Sissi, couronnée ici même reine de Hongrie.



Le mont Gellért (Gellért-hegy)

À environ 130 m au-dessus du Danube, la Citadelle bâtie par les Habsbourg semble encore surveiller la ville: le point de vue permet d’embrasser toute la capitale et même au-delà. Ce rocher renferme des sources thermales et un dédale de galeries souterraines que l’on peut visiter et où se poursuivent des fouilles archéologiques.



Les bains


Déjà utilisées par les Celtes, les Romains puis les premiers conquérants magyars, les sources d’eaux thermales se comptent par centaines à Budapest.

Riches en apports minéraux, souvent chaudes au point d’approcher les 100°, elles alimentent des établissements de bains réputés dans toute l’Europe. Pour des soins ou pour le simple agrément, ces derniers attirent aussi bien les touristes que les Hongrois, tous fortement attachés à ce qui est, ici, une tradition. Les Bains Király, construits par les Turcs en 1566 n’ont pratiquement pas cessé de fonctionner depuis et représentent, avec les Bains Rudas, l’un des meilleurs exemples du style ottoman dans la capitale. Les Bains Gellért et les Bains Széchenyi vous plongent par contre dans les délices le l’Art Nouveau, pour le premier, et du grand style néo-baroque pour le second.

Bains Gellert



Le Parlement (Országház)


Vu de la rive opposée, cet impressionnant édifice n’est pas sans évoquer le parlement de Londres. Débutée en 1882, sa construction aura demandé plus de 20 ans. Le résultat est à la hauteur des ambitions : avec 10 cours intérieures, près de 700 salles, dont celle magnifique dite de « la Coupole », tout est ici gigantesque. Mêlant des éléments de style byzantin, roman, gothique et oriental, l’ensemble paraît habité par le souvenir des plus beaux monuments d’Europe dont il serait en quelque sorte la synthèse architecturale.
En cela, il est la parfaite démonstration de cet éclectisme qui donne son charme particulier à la capitale hongroise.



La rue Váci (Váci utca)

C’est l’artère, au centre de Pest, qui réunit élégance, vie commerciale et animation. Les boutiques de luxe, les agences de voyages y côtoient cafés et restaurants. Traversée de rues piétonnes elle est le lieu de promenade branché de la ville et l’illustration brillante de la réussite dans l’art d’intégrer tradition et modernité.



Le Musée des Arts décoratifs, ( Iparmuvészeti Múzeum)

Œuvre du grand architecte Ödön Lechner, orné de céramiques de couleur, ce vaste édifice est un splendide exemple de l’Art Nouveau version hongroise.
Revendiquant la spécificité de la culture nationale, puisant son inspiration dans la tradition de l’art populaire dont il reprend les motifs, ce style veut se démarquer du néo-classicisme alors prisé par les Habsbourg : aussi se fait-il appeler, ici, art « Sécession ».

La grande Synagogue (Zsinagóga)

À Pest, au centre de l’ancien quartier juif dont l’authenticité a été en partie conservée malgré le passage des guerres, ce bâtiment a été construit entre 1854 et 1859 dans un style byzantino-mauresque. Restaurée depuis 1996, c’est l’une des plus vastes synagogues d’Europe et un lieu de pèlerinage, car c’est dans une rue toute proche qu’est né Théodor Herzl, fondateur du sionisme, mouvement à l’origine d’Israël.

Le café Gerbeaud
(Gerbeaud Cukrászda)

Introduit par les Turcs, en même temps que la culture de la rose, le café a été intégré dans la tradition et les établissements où il était servi se sont multipliés dans la 2e moitié du 19e S.



Aujourd’hui, le café Gerbeaud, ouvert en 1870, est le plus célèbre parmi ceux qui ont su garder l’atmosphère de luxe et de nostalgie héritée du temps de l’Empire austro-hongrois. Ils étaient, alors, le lieu de rendez-vous des artistes et des intellectuels de la capitale.



Dans ses salons en enfilade, sous des lustres en cristal, dans un décor somptueux, on y déguste de délicieuses pâtisseries.
Le café NewYork-Hungária, rivalise d’authenticité ; c’est aussi un restaurant plein de charme où l’on peut s’enivrer de musique tzigane…



Le Musée des Arts décoratifs, ( Iparmuvészeti Múzeum)
et l’art « Sécession »


Œuvre du grand architecte Ödön Lechner (1845-1914), ce vaste édifice orné de céramiques de couleur est un splendide exemple de l’Art Nouveau version hongroise.
Revendiquant la spécificité de la culture nationale, puisant son inspiration dans la tradition de l’art populaire dont il reprend les motifs, ce style veut se démarquer du néo-classicisme alors prisé par les Habsbourg : aussi se fait-il appeler, ici, art « Sécession ». L’ancienne Caisse d’épargne de la poste devenue la Banque nationale, l’église paroissiale de Kobánya, l’Institut géologique, sont d’autres chefs-d’œuvre du même architecte, mais il faut citer aussi l’Académie de musique, la synagogue orthodoxe de la rue Kazinczy, le palais Gresham… Dans tous les cas, l’objectif est atteint : au premier coup d’œil on est frappé de la singularité de ces monuments qui transcendent avec éclat la fusion des cultures occidentales et orientales pour être l’expression d’un art typiquement hongrois. La poésie particulière qui se dégage de Budapest doit beaucoup à l’originalité de ces œuvres incomparables.



L’île Marguerite (Margitsziget)


Large de 500m, cette île est une parenthèse dans la vie animée de la Capitale. Sur 2 kilomètres et demi, elle offre un lieu de promenade idyllique où la circulation automobile est strictement interdite : seuls l’autobus et le minibus ont ici droit de cité.

Allées ombragées, jardins fleuris, plages aménagées, courts de tennis, théâtre de verdure et sources thermales y voisinent avec les terrasses des cafés, des restaurants et le prestigieux Grand Hôtel. L’ensemble constitue le plus beau parc de Budapest.





Les environs de Budapest

Szentendre

Sur la rive droite du Danube, l’une des plus belles villes de Hongrie, n’est qu’à 22 km au nord de Budapest. Se promener dans ses ruelles pavées ou sur la place principale entourée de superbes maisons anciennes aux façades peintes de couleurs vives donne la sensation de se promener dans un décor de théâtre. Autrefois lieu d’asile pour des colonies de réfugiés serbes, dalmates et grecs, Szentendre possède de nombreuses et très belles églises grecques orthodoxes du 14e S..

Certaines ont été transformées en églises catholiques par les nouveaux habitants hongrois, mais aussi allemands et slovaques, au cours du 19e S. Beaucoup servent également de musées. Ville préservée, ville d’artistes, le charme baroque de ses constructions se teinte ici d’une surprenante et inoubliable atmosphère méditerranéenne.



Visegrád

Au sommet de la « courbe du Danube », à moins de 45 km de Budapest, cette petite ville a servi de résidence aux rois d’Anjou. Au milieu du 15e S., la cité connut un rayonnement exceptionnel avec le roi Mathias Corvin : le château, agrandi et embelli sous son règne, est cité par ses contemporains comme un chef-d’œuvre de la Renaissance. Aujourd’hui, du haut de ses vestiges qui dominent la ville, s’offre la plus belle vue qui soit sur le Danube hongrois.

Esztergom

Sur la rive sud du Danube qui sert de frontière naturelle avec la Slovaquie, à 60 km de Budapest, la ville a été choisie comme capitale par le premier roi fondateur de l’Etat chrétien hongrois, Szent István - ce qu’elle est restée jusqu’en 1246. S’il ne subsiste que des vestiges du château, dont quelques belles salles voûtées de l’époque romane, l’immense basilique est là pour rappeler que la ville est restée le siège de l’Eglise catholique du pays. Contruite au 19e S. dans le style néo-classique, c’est le plus grand édifice religieux de Hongrie.



Gödöllo

À 30 km de la capitale, la ville de Gödöllo est célèbre pour avoir été l’un des lieux de résidence préférés de l’impératrice Sissi, reine de Hongrie et de son époux l’empereur



François-Joseph.
Ce somptueux palais de style baroque - le plus vaste du pays - leur avait été offert par l’Etat lors de leur couronnement en tant que reine et roi de Hongrie en 1867.
Ouvert depuis peu au public, sa visite révèle la magnificence du décor qui servait de cadre à la vie quotidienne du couple impérial et entretient le rêve d’une époque romantique.